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Souvenirs

Cette vidéo nous expose en photos, à travers le Maroc et à travers le temps des visages, des personnages, ces gens qui furent notre passé, notre présence judéo - marocaine.

Dès 1920, la bourgeoisie et la classe moyenne française qui s’installent définitivement à Casablanca réclament une plage équipée, sûre et proche de la ville.

L’étude historique de la population juive d’Outat se heurte aux problèmes de sources. Les juifs autochtones, que nous avons pu questionner, ne savent pas dans quelles conditions leurs ancêtres étaient arrivés dans les ksour d’Athmane Ou Moussa, Bouzmella et Ait Ouafella 

Si tu es prêt à passer une nuit nu dans le Lac de Galilée, dans l’eau froide trempé jusqu’au cou, depuis le coucher jusqu’au lever du soleil et si tu réussis, je te paierai une somme honorable, mille pièces en or.

Dans les journaux de mon enfance, y'avait Buck John et Blek le Roc
Tintin et l'Capitaine Haddock et les héros du Tour de France

La rue Lusitania bourdonnait d'activité comme d'habitude. Après les devoirs faits à la hâte, on retrouvait les copains pour refaire le monde, pour parler sans avoir rien a dire, pour rire pour n’importe quoi pourvu que le rire soit au bout du chemin.

Un vieux mendiant aveugle était assis tous les jours à la même place, pas loin du chemin qui menait au palais du roi. Ainsi il espérait être vu par les riches qui se rendaient souvent au palais. 

J’empruntais l’impasse Bouhenna et marchais bien au milieu de la ruelle puisqu’il n’y avait pas de trottoir, esquivais pierres et quolibets de quelques arabes, aidais à freiner quelques forcenés à bicyclette, essuyais des remarques dans le style de “ sale porc” et “ sale juif ” et débouchais gaiement sur le boulevard Moulay Youssef

Après avoir rempli la fiche de police, il l’a tendue, avec son passeport, au réceptionniste qui n’a même pas relevé qu’il est né à Mogador. Ensuite, le garçon, qui a porté ses bagages dans la chambre, a pris son pourboire en disant "merci m’sieur". 

Cinq heures, la cloche a sonné, l’école vient de finir. -Caliente ! Caliente ! Le marchand de jaban, celui des beignets, la charrette du marchand de cacahuètes ; tout le monde est au rendez-vous.

 La séparation, la mort et la solitude sont difficiles; si elles tombent sur la montagne, elle s'écroule ! .. et tu veux que les gens ne s'effondrent pas ! " réplique avec pleine nostalgie une dame Berbère Juive originaire de Tinghir

Parmi les histoires presque oubliées de la période de la Shoa il y a celle d’Hélène Cazes-Benattar qui durant la Seconde Guerre mondiale devint à elle-seule une véritable institution de sauvetage de ses frères juifs européens réfugiés au Maroc. Née Cazes en 1900 à Tanger, elle « émigra » à Casablanca et épousa Moshé Benattar.

Ô ma mère, De combien de mots d’amour, de combien de tendresse, de combien d’affection suis-je, sommes-nous tous, tes fils et moi, en retard ?

Mon père est décédé il y a quelques semaines. Il m’a appris à tenir en haute estime l’héritage juif du Maroc. A ses yeux, il allait de soi que le judaïsme illuminait d’une manière singulière l’identité marocaine.

C'était une époque beaucoup plus humaine qu'aujourd'hui ! On parlait avec le "pompiste" qui nous mettait l'essence dans la voiture,on lui glissait une petite pièce,un petit mot de sympathie ,quelquefois  

« Quelle trace voulez-vous laisser dans l’histoire ? » A la question de PPDA, Hassan II use de son sens de la formule habituel : « Je sais pas ! D’être un bon rameur de kayak. 

Synonyme de ghetto pour juifs marocains pour les uns, de tolérance et de dialogue interreligieux pour d’autres, ces quartiers très riches par l’histoire et les leçons de vie sont de plus en plus délaissés, à en croire les témoignages de leurs anciens et actuels habitants.

Debdou est une des rares villes du monde arabo-musulman qui selon beaucoup d’historiens où la majorité de la,population était juive. Pendant plusieurs siècles les deux populations arabes et juives ont vécu harmonieusement, jusqu’au milieu du siècle dernier. 

Avant sa mort, Albert avait fait en la présence de Georges et de Joseph, le fils d'Henri, un accord avec ce dernier, qui disait, que si l’un d’eux devait mourir, le survivant serait responsable pour l’enfant de l’autre et devrait faire de son mieux pour le marier avec une fille sérieuse et de bonne famille.

J’ouvre l’œil ce 24 Mai 1944 à Casablanca et j’estime être né sous de bons auspices, en tout cas sous des auspices très particuliers. L’Allemagne nazie recule sur tous les fronts. Un vent de renouveau flotte dans l’air et particulièrement pour les juifs. 

IL était une fois un riche commerçant qui se nommait Henri. Il vivait avec sa jeune femme dans une somptueuse villa. Un jour il ne se sentit pas à l'aise et rentra à la maison plus tôt que d'habitude. A sa surprise il trouva sa femme allongée sur son lit avec un autre homme. 

Il suffit parfois d’une initiative candide pour intercepter  les trésors enfouis dans nos mémoires. Par un pur hasard, j’ai découvert dans mon grand album familial une photo de la quatrième B

Près de Mogador, devant la ville, près des remparts et du port, se trouve une île: l’île-aux-faucons. Ce n’est pas vraiment une île, c’est un rocher que la mer fracasse, érode ou caresse suivant le temps et son humeur.

Fondée en 1926, la revue L’Avenir Illustré a sondé onze années durant la vie de la communauté israélite au Maroc. Lumière sur le premier organe de presse juif du royaume.  

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