Share |

Souvenirs

Le Mellah est une sorte de petite ville entourée de remparts et disposant de ses services propres comme la "Miâra" le cimetière juif près des remparts, ses ruelles étroites et ses derbs (impasses). 

Photos des classes de l'Alliance Israelite a Mazagan 

Le mercedi 11 janvier 1961, le bateau Egoz etait sur le point de faire pour la treizieme fois la traversee clandestine vers Gibraltar. C’etait un vieux bateau qui avait servi pendant la  2eme guerre mondiale, une ancienne vedette de l’armee britanique reconvertie en bateau de contrebande.

C’était l’époque de Tutti Frutti de Little Richard, d’Only You des Platters, de «Diana» de Paul Anka, des robes sacs et des chignons pièces montées. Celles des baisers et des pommes volées dans le jardin, près de la place Bel Air où nous nous retrouvions toute la bande. Celle des amis maintenant oubliés, éparpillés, diasporisés encore une fois aux quatre coins du monde. Charlie Amiel qui sortait avec Suzie. Tu sais de qui je veux parler, son père avait la villa Boulevard de Bordeaux, ingénieur à Beauvais. Jojo Benzaquine, à Paris.

Au début des années 60, j'ai eu l'occasion de visiter un oncle qui habitait la rue des anglais, ruelle non éloignée du Mellah, et dont la majorité des habitants était constituée de juifs. 

Notre couchina (cuisine), n'en avait que le nom. C'était plutôt une sorte de débarras oublié par le temps, mais où des couches successives de poussière se sont installées comme base pour divers morceaux de vieux meubles, constituant à leur tour un soutien pour le tissage des araignées. 

Notre habitation à Casablanca, était juste simple, sans grand confort ni intimité, mais nous disposions d'un jardin fleuri et arboré, agrémenté d'un petit jet d'eau surmontant un bassin.

Le boom du caoutchouc en Amazonie a attiré de nombreux juifs marocains dont mon grand-père, David S Amiel. Parti chercher fortune vers 1905 et revenu 20 ans plus tard, son histoire a plané sur mon enfance. A partir de la seule photo restée dans ma famille, j'ai enquêté…

Historiquement le Maghreb et plus particulièrement le Royaume du Maroc a abrité des tribus de confession juive à tel point que ces populations ont laissé un héritage culturel et historique qui marque l'identité marocaine.

Le bicarbonate de sodium (ou bicarbonate de soude) est un produit multi-usages, indispensable pour un ménage à tout petit prix et prendre soin de soi.

Pour certains, les préparatifs du saint jour commençaient déjà le mercredi, avec une liste infaillible de salades, de variété de poissons, frits, marinés et cuits, et l’immanquable Dafina/Hamin, pour le repas de midi du shabbat.

Un hammam se compose généralement de trois pièces, plus ou moins chaudes. La tradition, qui permet de se laver en profondeur, exige de rester un moment dans la pièce la plus chaude, afin d'ouvrir les pores de la peau, de transpirer et d'évacuer les toxines. Ensuite, on se lave dans la pièce à chaleur intermédiaire. 

On y voit sur le côté le fil du télégraphe. De longs plans au Kotel, le tombeau de Rabbi Shimon, le tombeau d’Absalon. La mosquée d’Omar qui n’avait pas encore de coupole dorée. Une procession des enfants des écoles juives de Jérusalem. L’école d’art Betzalel.

Peut-on bâtir un pont entre la génération des ordinateurs et celle des porte-plumes et encriers?  La réponse est positive, grâce au Buvard !!

Dans le sens ou Peguy écrit plaisamment que si un homme de 40 ans doit être appelé quadragénaire, celui de 50 ans peut être dit « historien »...dans ce sens, tout Israélite du Sud mérite cette appellation

Cheveux longs, pantalons larges et heures ininterrompues de musique, mais pas n’importe laquelle. Telles étaient les années hippies au Maroc. Dès la fin des années 1960, la ville de Rabat, Tanger et Essaouira avaient déjà une réputation sulfureuse. Il n’était pas rare d’y croiser Jimi Hendrix ou encore les Rolling Stones.

Parfois, une simple photo peut vous en dire plus sur l’histoire que ne importe quelle histoire vous pourriez lire ou tout document que vous pourriez analyser. Ces photos du Maroc racontent toutes des histoires sur les Marocains et les villes marocaines d’antan.

Nous n’étions plus des enfants, ou du moins considérés comme tels, durant notre troisième année aux Cours Complémentaires, George et Maurice Leven à Marrakech… La majorité avait réellement murie, affichant une émancipation prétendument accentuée mais qui, en fait, n’était que le fruit de notre soif de l’être.

Nous habitions dans une petite ville tranquille du Maroc, près de la côte, dans un quartier où il y avait une grande mosquée et des écoles arabes. Notre maison était un rez-de-chaussée sans étage. Maman, restée veuve très jeune, y a élevé neuf filles.

Il était une fois un roi, qui avait une fille très belle et sur le mur du palais se trouvait l'inscription: Celui qui réussit à faire parler la fille du roi, obtiendra sa main et sera le gendre du roi

- Tu considères comme prématuré qu'un jeune quitte le domicile parental à l'âge de 30 ans 
- Il y a toujours un verre de plus sur le plateau pour thé ou café. 

Je n’avais que dix ans et des poussières, le plus jeune éclaireur du Maroc et, à ce titre,  la mascotte officielle de la troupe Edmond Fleg des Eclaireurs Israelites de France.

Les batailles de la vie ne sont pas gagnées par les plus forts, ni par les plus rapides, mais par ceux qui n’abandonnent jamais.

Il faisait chaud et dans l’air flottait un parfum d’été, comme une reminiscence ; le ciel était bleu marine, constellé d’ étoiles … Un semblant de magie avait opéré en cette nuit divine : le soleil avait rendez-vous avec la lune …

Contenu Correspondant