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Souvenirs

Aouïcha, le porteur de dafinas, était célèbre dans tout Casablanca. Il arrivait à porter des marmites  pleines à ras bord de ce plat traditionnel de chez nous, sans  en verser  une goutte, sans  qu’aucune d’entre elles ne se renverse, sans qu’aucun incident n’arrive jamais!

Tétouan (anciennement Tamuda), détruite par les Espagnols en 1399, est reconstruite à la fin du 15è siècle grâce à l'arrivée de juifs et de musulmans fuyant l'Inquisition. La communauté juive de la ville a donc la particularité d'être entièrement séfarade et hispanophone - comme en témoignent la majorité des grandes familles de Tétouan: Abudaraham, Almosnino, Bendelac, Bibas, Cazès, Coriat, Crudo, Falcon, Hadida, Nahon, Taurel...

Ce documentaire de Robert Satloff retrace l'histoire des Juifs d'Afrique du Nord (Algérie, Maroc, Tunisie…) lorsqu'ils y avaient la Shoah en présence Allemande.

Dans les années quarante du siècle dernier, sur 3 000 habitants de la ville le tiers était juif. Le mellah, les deux saints, Rabi David Draa et Sidi Mhasser, le cimetière hébraïque... la ville a été marquée par la culture juive.

Au mois de mai, nous célébrons les grands saints au Maroc. De partout, les gens affluent. Ils renouent ainsi avec leur passé.Ils retrouvent pour quelques jours l’ambiance de leur jeunesse, la beauté de leur pays et la force de leur foi.

Le jour où tu trouveras que j'ai vieilli, aie de la patience envers moi
et essaie surtout de comprendre ce que je traverse, de me comprendre.

La seule Mahia que nous pouvions boire au Maroc vers les années 50 et 60 était faite "illegalement" par les juifs des mellahs.

Le Mellah est une sorte de petite ville entourée de remparts et disposant de ses services propres comme la "Miâra" le cimetière juif près des remparts, ses ruelles étroites et ses derbs (impasses). 

Photos des classes de l'Alliance Israelite a Mazagan 

Le mercedi 11 janvier 1961, le bateau Egoz etait sur le point de faire pour la treizieme fois la traversee clandestine vers Gibraltar. C’etait un vieux bateau qui avait servi pendant la  2eme guerre mondiale, une ancienne vedette de l’armee britanique reconvertie en bateau de contrebande.

C’était l’époque de Tutti Frutti de Little Richard, d’Only You des Platters, de «Diana» de Paul Anka, des robes sacs et des chignons pièces montées. Celles des baisers et des pommes volées dans le jardin, près de la place Bel Air où nous nous retrouvions toute la bande. Celle des amis maintenant oubliés, éparpillés, diasporisés encore une fois aux quatre coins du monde. Charlie Amiel qui sortait avec Suzie. Tu sais de qui je veux parler, son père avait la villa Boulevard de Bordeaux, ingénieur à Beauvais. Jojo Benzaquine, à Paris.

Au début des années 60, j'ai eu l'occasion de visiter un oncle qui habitait la rue des anglais, ruelle non éloignée du Mellah, et dont la majorité des habitants était constituée de juifs. 

Notre couchina (cuisine), n'en avait que le nom. C'était plutôt une sorte de débarras oublié par le temps, mais où des couches successives de poussière se sont installées comme base pour divers morceaux de vieux meubles, constituant à leur tour un soutien pour le tissage des araignées. 

Notre habitation à Casablanca, était juste simple, sans grand confort ni intimité, mais nous disposions d'un jardin fleuri et arboré, agrémenté d'un petit jet d'eau surmontant un bassin.

Le boom du caoutchouc en Amazonie a attiré de nombreux juifs marocains dont mon grand-père, David S Amiel. Parti chercher fortune vers 1905 et revenu 20 ans plus tard, son histoire a plané sur mon enfance. A partir de la seule photo restée dans ma famille, j'ai enquêté…

Historiquement le Maghreb et plus particulièrement le Royaume du Maroc a abrité des tribus de confession juive à tel point que ces populations ont laissé un héritage culturel et historique qui marque l'identité marocaine.

Le bicarbonate de sodium (ou bicarbonate de soude) est un produit multi-usages, indispensable pour un ménage à tout petit prix et prendre soin de soi.

Pour certains, les préparatifs du saint jour commençaient déjà le mercredi, avec une liste infaillible de salades, de variété de poissons, frits, marinés et cuits, et l’immanquable Dafina/Hamin, pour le repas de midi du shabbat.

Un hammam se compose généralement de trois pièces, plus ou moins chaudes. La tradition, qui permet de se laver en profondeur, exige de rester un moment dans la pièce la plus chaude, afin d'ouvrir les pores de la peau, de transpirer et d'évacuer les toxines. Ensuite, on se lave dans la pièce à chaleur intermédiaire. 

On y voit sur le côté le fil du télégraphe. De longs plans au Kotel, le tombeau de Rabbi Shimon, le tombeau d’Absalon. La mosquée d’Omar qui n’avait pas encore de coupole dorée. Une procession des enfants des écoles juives de Jérusalem. L’école d’art Betzalel.

Peut-on bâtir un pont entre la génération des ordinateurs et celle des porte-plumes et encriers?  La réponse est positive, grâce au Buvard !!

Dans le sens ou Peguy écrit plaisamment que si un homme de 40 ans doit être appelé quadragénaire, celui de 50 ans peut être dit « historien »...dans ce sens, tout Israélite du Sud mérite cette appellation

Cheveux longs, pantalons larges et heures ininterrompues de musique, mais pas n’importe laquelle. Telles étaient les années hippies au Maroc. Dès la fin des années 1960, la ville de Rabat, Tanger et Essaouira avaient déjà une réputation sulfureuse. Il n’était pas rare d’y croiser Jimi Hendrix ou encore les Rolling Stones.

Parfois, une simple photo peut vous en dire plus sur l’histoire que ne importe quelle histoire vous pourriez lire ou tout document que vous pourriez analyser. Ces photos du Maroc racontent toutes des histoires sur les Marocains et les villes marocaines d’antan.

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