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Souvenirs

Parmi les histoires presque oubliées de la période de la Shoa il y a celle d’Hélène Cazes-Benattar qui durant la Seconde Guerre mondiale devint à elle-seule une véritable institution de sauvetage de ses frères juifs européens réfugiés au Maroc. Née Cazes en 1900 à Tanger, elle « émigra » à Casablanca et épousa Moshé Benattar.

Ô ma mère, De combien de mots d’amour, de combien de tendresse, de combien d’affection suis-je, sommes-nous tous, tes fils et moi, en retard ?

Mon père est décédé il y a quelques semaines. Il m’a appris à tenir en haute estime l’héritage juif du Maroc. A ses yeux, il allait de soi que le judaïsme illuminait d’une manière singulière l’identité marocaine.

C'était une époque beaucoup plus humaine qu'aujourd'hui ! On parlait avec le "pompiste" qui nous mettait l'essence dans la voiture,on lui glissait une petite pièce,un petit mot de sympathie ,quelquefois  

« Quelle trace voulez-vous laisser dans l’histoire ? » A la question de PPDA, Hassan II use de son sens de la formule habituel : « Je sais pas ! D’être un bon rameur de kayak. 

Synonyme de ghetto pour juifs marocains pour les uns, de tolérance et de dialogue interreligieux pour d’autres, ces quartiers très riches par l’histoire et les leçons de vie sont de plus en plus délaissés, à en croire les témoignages de leurs anciens et actuels habitants.

Debdou est une des rares villes du monde arabo-musulman qui selon beaucoup d’historiens où la majorité de la,population était juive. Pendant plusieurs siècles les deux populations arabes et juives ont vécu harmonieusement, jusqu’au milieu du siècle dernier. 

Avant sa mort, Albert avait fait en la présence de Georges et de Joseph, le fils d'Henri, un accord avec ce dernier, qui disait, que si l’un d’eux devait mourir, le survivant serait responsable pour l’enfant de l’autre et devrait faire de son mieux pour le marier avec une fille sérieuse et de bonne famille.

J’ouvre l’œil ce 24 Mai 1944 à Casablanca et j’estime être né sous de bons auspices, en tout cas sous des auspices très particuliers. L’Allemagne nazie recule sur tous les fronts. Un vent de renouveau flotte dans l’air et particulièrement pour les juifs. 

IL était une fois un riche commerçant qui se nommait Henri. Il vivait avec sa jeune femme dans une somptueuse villa. Un jour il ne se sentit pas à l'aise et rentra à la maison plus tôt que d'habitude. A sa surprise il trouva sa femme allongée sur son lit avec un autre homme. 

Il suffit parfois d’une initiative candide pour intercepter  les trésors enfouis dans nos mémoires. Par un pur hasard, j’ai découvert dans mon grand album familial une photo de la quatrième B

Près de Mogador, devant la ville, près des remparts et du port, se trouve une île: l’île-aux-faucons. Ce n’est pas vraiment une île, c’est un rocher que la mer fracasse, érode ou caresse suivant le temps et son humeur.

Fondée en 1926, la revue L’Avenir Illustré a sondé onze années durant la vie de la communauté israélite au Maroc. Lumière sur le premier organe de presse juif du royaume.  

Lorsqu’on lui demandait : Où est ton oreille, Djeha ? il passait son bras droit par-dessus la tête et, touchant son oreille gauche, disait : - la voilà !

Invité du dîner, Michel Galabru a vu son portrait dressé par sa fille et est revenu sur ses souvenirs heureux de son enfance au Maroc.

Léon Azoulay était un employé modèle, ponctuel, travailleur, net, précis, honnête et intègre. Un père et un mari exemplaire. Petit, énergique, toujours de bonne humeur, cheveux frisés, yeux noirs brillant. Une dentition parfaite rehaussée de deux dents d'or qui brillaient chaque fois qu'il souriait.

Il est 13h30, rue "Moulay Ismail" à Rabat. Esther Peretz, une vieille dame de 80 ans est assise toute seule dans un coin sur les marches de la plus grande synagogue de Rabat, "Talmud Torah".

Ma grand-mère vivait au Mellah comme presque tous les Juifs. Promise à sept ans, mariée à treize à un homme de grande sagesse, Abraham, qui allait devenir sa raison d’être, elle s’organisait.

Aouïcha, le porteur de dafinas, était célèbre dans tout Casablanca. Il arrivait à porter des marmites  pleines à ras bord de ce plat traditionnel de chez nous, sans  en verser  une goutte, sans  qu’aucune d’entre elles ne se renverse, sans qu’aucun incident n’arrive jamais!

Tétouan (anciennement Tamuda), détruite par les Espagnols en 1399, est reconstruite à la fin du 15è siècle grâce à l'arrivée de juifs et de musulmans fuyant l'Inquisition. La communauté juive de la ville a donc la particularité d'être entièrement séfarade et hispanophone - comme en témoignent la majorité des grandes familles de Tétouan: Abudaraham, Almosnino, Bendelac, Bibas, Cazès, Coriat, Crudo, Falcon, Hadida, Nahon, Taurel...

Ce documentaire de Robert Satloff retrace l'histoire des Juifs d'Afrique du Nord (Algérie, Maroc, Tunisie…) lorsqu'ils y avaient la Shoah en présence Allemande.

Dans les années quarante du siècle dernier, sur 3 000 habitants de la ville le tiers était juif. Le mellah, les deux saints, Rabi David Draa et Sidi Mhasser, le cimetière hébraïque... la ville a été marquée par la culture juive.

Au mois de mai, nous célébrons les grands saints au Maroc. De partout, les gens affluent. Ils renouent ainsi avec leur passé.Ils retrouvent pour quelques jours l’ambiance de leur jeunesse, la beauté de leur pays et la force de leur foi.

Le jour où tu trouveras que j'ai vieilli, aie de la patience envers moi
et essaie surtout de comprendre ce que je traverse, de me comprendre.

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