Share |

Litterature

La plupart des Juifs de Mogador, ville de judéité affirmée, murs imprégnés d'une atmosphère hébraïque malgré l'abandon et la dispersion, avaient commencé à quitter le Mellah après l'indépendance du Maroc en 1956.

Le Talmud nous raconte l’histoire de ce rabbin appelé Elisha ben Abouya. Un grand érudit et un grand mystique. Un jour, c’était un chabbat, il alla voir une prostituée qui se trouvait sur une route au bord d’un champ. Le voyant elle lui dit. N’es-tu pas le célèbre rabbin Elisha ben Abouya. En guise de réponse il déracina un radis qui se trouvait dans le champ. La prostituée dit alors. J’ai dû me tromper, ce n’est pas lui, c’est un autre. En hébreu Ahèr hou.

On a tendance à prendre le sacré uniquement pour ce qui est saint,qādôsh (en hébreux), muqaddas (en arabe) et sanctus (en latin). C’est faux. Sacer, le sacré ne signifie pas seulement ce qui est «consacr黫sanctifié» et «dédié» mais également ce qui est «souill黫maudit» et «abominé»

Avec son nouveau roman "Tarédant, à bout d'exil", qui vient de paraître aux Editions Avant-Propos, l'écrivain et philosophe Ami Bouganim livre une reconstitution humoristique de la vie des juifs au Maroc.

Elles s’appellent Yola, Gabriele, Tatiana ou encore Stella, elles ont travaillé pour le Mossad, la Stasi, le KGB ou le MI5. 

Au Maroc où je suis né
On m’a dit t’y’es Marocain :
Pas de problèmes j’ai dit très bien

Dans la tradition juive, notamment dans le Talmud, le Sambatyon est un fleuve mythique au-delà duquel étaient rassemblées les dix tribus perdues d’Israël. Ce fleuve, qui a interpellé aussi bien Rachi qu’Eldad le Danite ou Abraham Aboulafia, ne pouvait pas, dit-on, être franchi pendant la semaine car il était agité de violents bouillonnements avec jets de pierres.

"Génie littéraire" et laudateur du nazisme, voire agent d'influence des Nazis durant la guerre. Pour le philosophe Pierre-André Taguieff et l'historienne Annick Duraffour, on ne doit plus distinguer chez Céline l'écrivain de l'"antisémite obsessionnel". 

Pour Thérèse Zrihen-Dvir le fatalisme n'est seulement qu'une des multiples données dans ce contrat à durée déterminée qu'est la vie. Les cartes, bonnes ou mauvaises, nous sont distribuées mais il existe une transcendance qui peut être le joker suprême. 

Ainsi tout l’univers de Lucky Luke va être confronté à un choc des cultures, ce qui va l’amener à surmonter les préjugés.

Au XVIe siècle, le poème Lékhâ dodi a conquis le monde juif et a été adopté dans la liturgie juive. Cette adoption unanime montre que ce poème a touché la corde sensible du peuple juif : l’espoir de la fin de l’exil, de la reconstruction de Jérusalem et la rédemption de l’humanité à l’ère messianique

Élève renard sur sa croupe accroupi,

Tenait dans sa gueule un bagel.

Élève corbeau par la pâte appâté,

Lui tint ce verbiage en aparté:

C'est s'aventurer dans les territoires de l'inconscient. C'est aller chercher les souvenirs du corps et tenter de reconstruire un récit dont on ne peut jamais savoir s’il est réel.

Au hasard de mes lectures, si hasard il y a, je suis tombée sur Marrakech, le départ, livre très autobiographique. S’il semblerait que Daniel Sibony se profile derrière son personnage Haim Bouzaglo, son alter ego, il serait plus juste de dire qu’il joue avec son vécu et même celui de sa femme.

Le Camera sera cree en 1938 par mon pere Antoine afin de se demarquer d'une famille issue de 3 mariages differents. En creant sa propre salle, il allait avec l'aide d'un jeune et talentueux architecte , Edouard Jardin, faire du Camera un lieu magique

Après avoir étudié le Talmud pendant plusieurs années, le docteur Toledano a ouvert les portes de la Kabbale. Or, qui dit Kabbale pense lettres et chiffres dans ce qu'ils ont de plus ésotérique, de plus caché. Ce qui le conduit immanquablement à la guématria.

Je suis désolé de ne pouvoir être avec vous, mais sachez que je suis présent en pensée. Je suis honoré de recevoir un prix aussi prestigieux. Etre récompensé par le Prix Nobel de littérature est une chose que jamais je n’aurais imaginée, ou même envisagée.

Nicole Elgrissy raconte comment Marocaine, juive de confession, elle a refusé l'exode et préféré continuer de vivre au Maroc. Elle explique de ce fait la relation particulière, fruit d’une histoire séculaire qu’entretiennent les juifs marocains avec leur pays.

Eric est parti pour Fès, mettre ses pas dans ceux de Moshé-Moïse le Fassi, devenu Maurice le Français, reconstituer l'enfance et la jeunesse de cet homme qui, repoussé par "sa belle-famille" catholique de Bordeaux, n'éleva pas son fils. 

Il me fait plaisir de présenter Bob Oré Abitbol, auteur de Café Prag, un merveilleux et émouvant récit qui évoque une vie qui n’existe plus, celle des Juifs du Maroc et plus précisément de Casablanca, une existence qui donnera lieu à de multiples diasporas en Israel, aux Etats-Unis, en France, au Canada—et pour Bob Oré Abitbol c’est le Café Prag sur la rue Bishop à Montréal 

Le 8 novembre 2016, le prix « Prix André Chouraqui du judaïsme africain », conçu par la Fédération des Juifs Noirs (FNJ), a été attribué à notre adhérente Tania Heidsieck pour son ouvrage « Au Nom du Père et des Fils », publié aux Éditions Erick Bonnier en avril 2016 (se reporter à la rubrique Lectures). 

C'était une belle matinée de dimanche, jour férié au Maroc des années 1950, alors que le protectorat français tirait à sa fin. Les rayons de soleil étaient déjà très chauds en ces premières heures d’un jour de printemps précoce. 

A travers cinq études percutantes, il nous montre à quel point la faute et la transgression sont omniprésentes dans le monde musulman contemporain. 

Né en 1943 au Maroc, Michel Abitbol a fait une carrière universitaire en Israël. Il a dirigé l'Institut Ben Zvi de Jérusalem de 1978 à 1981, puis de 1987 à 1994. 

Contenu Correspondant