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Les Américains au Maroc ! Le débarquement allié en Afrique du nord française le 8 Novembre 1942.

Les Américains au Maroc  !  Le débarquement allié en Afrique du nord française le 8 Novembre 1942.

Le 8 novembre 1942,   à 4 heures du matin,

  • Deux grands bâtiments de guerre,  le Philadelphia  et  le New York,
    accompagnés de quatre destroyers,  neuf escorteurs et dragueurs,  six transports de troupes et un pétrolier se présentent devant le port de Safi. 

  • Les escorteurs Bernadou et Cole forcent l'entrée du port et mettent un commando à terre. 

    La Batterie de la Railleuse est prise à partie par le cuirassé New York et le croiseur Philadelphia qui la réduisent au silence. 

    Le port de Safi est entre les mains des Alliés.

  • Le débarquement se déroule sans histoire.
    On débarque les chars lourds et les troupes commandés par les généraux  Harmon  et  Gaffey. 

  • Mais la réaction des forces françaises ne va pas tarder. 

    Lorsque le jour se lève,   les convois américains qui se mettent en route pour Casablanca sont pris à partie par l'aviation basée à Marrakech.
     

 

 

 

 

  • A Fédala,   l'opération se présente mieux encore :

    Le général Béthouart a délégué sur la plage un officier acquis aux alliés,  le lieutenant Lefèvre, à la tête d'un bataillon blindé. 

    Ainsi,  les quinze transports,  escortés par quatre destroyers, onze escorteurs et dragueurs, un pétrolier, et protégés par les croiseurs Augusta  et  Brooklyn, peuvent entreprendre la mise à terre des troupes. 

    Heureusement qu'ils ne rencontrent pas d'opposition, car la houle est telle qu'au soir de ce 8 novembre, la moitié des troupes et seulement seize pour cent des véhicules seront à pied d'œuvre. 

    Mais,  le major général George S. Patton,
     

    • déjà célèbre sous le nom de   «  Blood and Guts  »     (  Sang et tripes   ) est installé depuis la fin de la matinée à l'hôtel Miramar,  à Fédala, où les membres de la commission germano-italienne d'armistice ont été faits prisonniers.

    Grâce au général   George Patton   l’hôtel Miramar à Fédala est connu du monde entiere. 

    Pendant ce temps,

    • A Casablanca,   l'alerte a été donnée dès 6 heures. 

      L'entêtement des chefs militaires vichyssois va transformer ce débarquement plutôt tranquille et seulement perturbé par une forte houle,  en un bilan désastreux pour l'escadre de casablanca. 

      • L'aviation française effectue des reconnaissances et attaque la «  Covering Force  » américaine. Elles se soldent par la perte de quelques appareils français.

      • L'amiral Michelier,   commandant la marine au Maroc, demande à  l'Amiral Gervais de Lafond  de mettre son escadre en ordre de combat.
        Mais,  la partie était perdue avant d'avoir commencée.
         

    • A 7 heures,

      La «  Covering Force  » américaine, avec les croiseurs   :

      • Massachusetts

      • Tuscaloosa

      • Wichita

      sont postés devant le port, ils ont reçu l’ordre de ne pas ouvrir le feu, mais de riposter énergiquement en cas d’agression caractérisée.

    Le Jean Bart,

    • Sous le commandement du Capitaine de Vaisseau Barthes,  orgueil de la flotte française,   immobilisé à quai,   aidé par les batteries  El-Hank  et  Oukacha, 
      engage un duel au canon avec les cuirassés américains.

    Le croiseur Massachusetts,

    • n'attendait qu'une occasion pour ouvrir le feu et réduire au silence le Jean Bart
      dont les canons de 380,  d'une portée de trente kilomètres,  pouvaient bombarder Fédala. 
       

    • Le Jean Bart, touché à trois reprises par des obus de 406 mm,  est également attaqué par aviation embarquée.

      Les tirs des 380 du Jean Bart cessent,  les Américains pensent qu'il est hors de combat.

    • Mais,  la tourelle n° 1  a été frappée à bâbord par un obus de 406 qui a enlèvé le canon de 90 et bloqué la tourelle. 
      Sans aucune mobilité,  les canons de 380 ne servaient plus à rien. 

      Il faudra l’intervention d’ouvriers d’une entreprise privée,  munis de chalumeaux, 
      pour rendre disponible la tourelle qui est en mesure de reprendre son tir à 18h.
       

    • Durant ce court duel,  le commandant en second Quéré   est tué.       

    Le croiseur Tuscaloosa,

    • aidé par le Wichita est chargé de faire taire les batteries côtières El Hank et Oukacha,
       

    • La combinaison des forces navales et aériennes va réduire rapidement au silence les tirs des batteries. 
       

    • Le croiseur Tuscaloosa, échappera de justesse aux tirs du Jean Bart et aux torpilles d'un sous-marin. 

      Il se retirera de la zone de combat pour se réapprovisionner en carburant et en munitions.

    Le croiseur Wichita,

    • après avoir réduit au silence les batteries côtières,  pointe ses canons en direction des sous marins français encore à quai dans le port de Casablanca.

    Le premier bilan est lourd   :

    • Les premiers navires touchés furent des navires marchands   :

      • Le St Blaise,   Le San Pietro,   le Porthos,   le Lipari, la Savoie,   L'île d'Ouessant,   L'île de Noirmoutier   Le Fanzon.

    • Le contre-torpilleur le Malin,
      amarré près du Jean Bart,  sera atteint par un obus de 406 du Massachusetts,
      à hauteur des machines avant, il ne participera pas au combat naval contre les alliés. 

    • Trois sous-marins sont détruits au mouillage.

     

     

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